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 «Garder les pieds sur Terre ?»

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MessageSujet: «Garder les pieds sur Terre ?»   Mar 24 Juil - 18:05

« Garder les pieds sur terre ?»


Emrys atterrit en plein milieu d'un couloir, quelque peu déboussolé par ses vertiges mais également par le fourmillement dont il était spectateur. Les sorciers présents – tout âge confondu – se ruaient d'un service à l'autre, se bousculaient sans même se regarder. Les murs étaient d'une blancheur immaculée, si bien qu'il en eut presque mal à la tête. « Ça ne va vraiment pas là... ». Il scruta les nombreuses pancartes, et croisa l'information qu'il voulait vérifier : HSM – DEPARTEMENT DES BLESSURES PAR CREATURES MAGIQUES. Il était donc encore capable de transplaner convenablement. Il fit quelques pas, difficilement certes, jusqu'à la salle d'attente où il trouva un peu de calme. Les plus grands blessés ne se trouvaient apparemment pas à cet étage, aujourd’hui du moins songea-t-il. Toutefois, il vit de nombreux lits d'hôpital se déplacer, en fil indienne et ce par enchantements. Il se trouvait ridicule, pitoyable. Le jeune professeur n'aimait guère demander de l'aide... « Si j'avais pu faire autrement tiens... » se répondit-il en murmurant. A nouveau, il sentit son corps plus léger, assez léger pour lui permettre de flotter. D'un coup sec, il agrippa les accoudoirs de la chaise sur laquelle il trônait auparavant.
Emrys avait donc décider – plus ou moins contre son gré – de venir se faire ausculter à Sainte-Mangouste, souffrant de vertiges et de … lévitations. Cela était très étrange mais, pour autant, n'inquiéta pas ce dernier qui connaissait exactement l'origine de ses symptômes. « Fourbes ces Billywing ! » marmonna-t-il. En effet, s'être fait piqué par ces petites créatures – mesurant à peine 1 cm – alors qu'il explorait la Forêt de Poudlard pour y retrouver le Farfadet qu'il avait croisé la veille ne le surprendrait même pas ! Il savait également que ces... désagréments – bien que fort énervants – ne seraient que temporaires et restaient, malgré tout, inoffensifs. Pour autant, il ne souhaitait guère rester en l'état : incapable de tenir plusieurs secondes debout et obligé de s'accrocher pour ne pas finir plaquer contre le lustre au plafond. La situation aurait pu être drôle, certes, mais – aussi étrange que cela puisse paraître – Emrys ne portait aucun sourire sur son visage et ne paraissait pas prêt à en accorder à qui que ce soit. « Jamais là quand il le faut... » grommela-t-il en songeant à l'Infirmière de l'Ecole. Emrys avait beau connaître exactement ce dont il était victime, il était incapable de se soulager lui-même et n'était même pas sûr qu'il existe un remède efficace pour arrêter ses symptômes. A cet instant et dans son d'état d'agacement, il était parvenu à rabattre sa fierté pour demander du « renfort », en espérant qu'on puisse lui accorder.
Il attendait donc, patiemment – toujours fixé à sa chaise et heureux qu'il n'y ait personne d'autre dans la salle d'attente susceptible de rire. Il espérait que cela irait vite, qu'il rentrerait chez lui dans la demi-heure et qu'il n'aurait pas à boire une des ces potions infâmes. Il se mit à taper du pied et ne cessa de regarder le sol – tentant tant bien que mal de calmer son exaspération. Il pourrait classer ce moment dans les plus navrants de son existence...

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MessageSujet: Re: «Garder les pieds sur Terre ?»   Mar 24 Juil - 20:25



    Sarah Andrews commençait chaque journée en estimant qu'elle avait une chance tout simplement formidable de vivre sa propre vie. Elle faisait un métier qu'elle aimait, dans une ville qu'elle appréciait et elle rencontrait tout un tas de gens sympathiques et bien loin d'être désagréables, elle devait l'avouer. Bien entendu, ce n'était pas les seules rencontres qu'elle faisait, mais la jeune femme n'aurait dit pour rien au monde que Saint-Mangouste était aussi un repère de vieillard aigrie et de mamies gueulardes. Non, non, elle ne voyait que les enfants charmants – et pas ceux qui grimpaient debout sur les fauteuils en cuir avec leurs chaussures pleines de boues fraîches. En clair, Sarah Andrews était une grande optimiste, qui respirait la joie de vivre et le bonheur de respirer.

    Cependant, si il y avait une chose que Sarah devait bien reconnaître à son travail, c'est qu'il était un brin stressant : y avait toujours du monde, des urgences qui ne l'étaient pas toujours, des médicomages qui faisaient de leur mieux pour sauver des vies et parfois des guérisseurs qui se tournaient les pouces pendant que la pauvre Sarah courait aux quatre coins de l'hospice magique.

    C'est ce qui se passait ce jour-là, d'ailleurs. La jeune fille était toute occupée à faire avaler une potion anti-repousse de poils à une jeune fille qui avait reçu un sort de poussopoils. C'était assez délicat à faire boire car l'odeur était tout sauf agréable et que l'aspect donnait plutôt envie de ressembler à un gorille toute sa vie plutôt que d'y tremper les lèvres. Courageusement, donc, Sarah approchait le gobelet des lèvres de la pauvre jeune fille victime de ce sort -un amant trompé, que la jalousie avait rendu fou le lui avait lancé. Elle n'eut pas le temps de remplir sa mission que déjà la guérisseuse en chef l’interpellait : « Sarah, on a besoin de toi aux créatures magiques ! »

    Jetant un regard navré sur la jeune fille qui avalait courageusement la potion anti-repousse des poils, Sarah comprit qu'on l'attendait ailleurs. Bien entendu, ce n'était pas les créatures magiques qui avaient besoin d'elle, mais le département des Blessures causées par ces fameuses bestioles. Oh, l'hôpital magique, c'est tout un vocabulaire, il paraît qu'on s'y fait peu à peu. Sarah, depuis maintenant une bonne année qu'elle y travaillait à plein temps commençait en effet à comprendre toutes les abréviations et différents surnoms qu'on donnait aux services, aux personnels et même aux soins qu'on donnait.

    Après un sourire d'excuse pour la jeune fille, Sarah partit au service où on avait besoin d'elle. C'était pas forcément sa spécialisation, mais elle se débrouillerait sans doute très bien quand même : elle y avait fait un stage en première année et en gardait un souvenir assez brûlant, puisqu'un des patients avaient contaminé alors tout le service avec des nacromentules dorées. Une vraie horreur. La jeune femme s'en rappelait parfaitement.
    Ah, ça y est. C'est le bon service. Sarah pénétra dans la salle d'attente, directement, se doutant que tout le monde était bien trop occupé pour lui expliquer quoi que ce soit sur la situation. Fort heureusement, elle savait qu'il y avait des boxs où elle pourrait s'occuper de son patient. Elle portait une blouse de guérisseuse, qui contenait une poche spéciale pour une fiole et une seconde pour la baguette. Et bien entendu, comme il convenait dans un hôpital, elle avait les cheveux relevés dans une queue de cheval haute. Un grand sourire aux lèvres, elle demanda « Monsieur ? Je suis Sarah Andrews, guérisseuse. Vous voulez bien me suivre ? »

    Sarah vérifia d'un coup d'oeil que le jeune homme était en effet en mesure de la suivre et ouvrit un des rideaux qui séparait un espace où se tenait une banquette, quelques commodes contenant des fioles, des pansements et autres produits médicaux.
    "Asseyez-vous là, s'il-vous plaît, monsieur … Quel est votre nom ?"

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MessageSujet: Re: «Garder les pieds sur Terre ?»   Mar 24 Juil - 21:08

L'entretien s'annonçait houleux, Emrys pressentait déjà que sa mauvaise humeur prendra le pas sur lui. Il vit arriver une jeune sorcière, guérisseuse si l'on se fiait à sa tenue. Il ne lui accorda pas un seul regard, se contenta de la suivre comme il pouvait. Il aurait été tenté de ronchonner davantage encore, mais il tenait à son image d'homme fort et ainsi, prit suffisamment pour lui pour aller s'installer sur le lit sans même vaciller. Il ne s'allongea pas, mais se contenta de s'y asseoir, les deux mains lui servant d'appui pour rester droit. Elle s'était présentée mais Emrys se rendit alors compte qu'il n'avait saisi aucun des mots qu'elle avait pu prononcer, il devait se concentrer davantage. Ah, comment une piqure aussi bénigne pouvait-elle le rendre aussi désorienté ? « Asseyez-vous là, s'il vous plaît, monsieur... Quel est votre nom ? » Emrys avait, cette fois-ci, très bien entendu son interlocutrice qui semblait parler avec une voix plutôt neutre, qui était de circonstances en vue des nombreux patients qu'elle voyait chaque jour. Il lui répondit, d'une voix la plus audible qu'il put : «  Koskinen. Emrys Koskinen... ». Par la suite, il la vit retranscrire sa réponse sur une fiche qu'elle tenait dans sa main. Elle prenait des notes, levant à peine les yeux sur son patient. Emrys ne s'était rarement retrouvé dans ce cas mais il comprenait désormais ceux qui daignèrent se plaindre du traitement « impersonnel » des victimes. C'était une autre affaire.
« Écoutez. Au risque de vous paraître désagréable et non pas que je tienne à vous apprendre votre métier, je sais déjà ce que j'ai : une piqûre de Billywing. Alors... Gagnons du temps, donnez-moi juste de quoi me remettre sur pieds et n'en parlons plus. Woooooh... » A peine avait-il eu le temps d'achever sa phrase – qu'il parvint à prononcer en une seule expiration – qu'il décolla du lit, sans faire attention et se retrouva contre les spots lumineux, plus ou moins entretenus, de l'Hôpital. Il poussa un léger cri, grave et nonchalant. C'en était assez, il ne verrait plus jamais ses petites bestioles – pourtant chères à son cœur en général – de la même manière désormais. Il ferma les yeux, pris alors de vertiges qui lui donnèrent à leur tour la migraine. Emrys avait beau se contenir, il aurait aimé – à cet instant même – crier toute son exaspération. Ce n'était pas le lieu approprié, et une piqûre d'insecte ne viendrait jamais à bout du jeune français. Le temps était pourtant long, et la médicomage avait l'air de réfléchir à une solution adéquate – à moins qu'elle ne cherchait une réponse à la requête d'Emrys qui s'était montré vraiment désinvolte, pour changer...

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MessageSujet: Re: «Garder les pieds sur Terre ?»   Sam 28 Juil - 9:29



    Le métier qu'exerçait Sarah nécessitait en effet une prise de recul importante. On voyait de tout, dans un hôpital, fut-il magique. La mort, la vie. La peur, la joie. L'amour, la haine. Et pour assumer toutes ces émotions mises à nu, la jeune fille avait du apprendre à ne pas se fixer sur les émotions des autres plus que cela était nécessaire. Plus que tout, Sarah voulait être compétente ET chaleureuse avec ses malades. Mais il arrivait que la compétence amène à prendre du recul et de la distance vis à vis des patients. Dans ces cas-là, elle se faisait violence. Mais fort heureusement, ce jour-là, la blessure de son patient ne semblait pas gravissime, du moins pas grave au point d'en faire toute une histoire.

    Sarah ne pouvait pas deviner, cependant, que ses questions résonnaient comme une litanie de questions déjà prononcées des dizaine de fois. Remplir un questionnaire, interroger le patient sur sa blessure. Tout cela, c'était une routine bien entretenue qu'elle avait appris pendant ses études. Il était rare, finalement, qu'on dévie de cette routine. De mémoire de jeune médecin, Sarah pensait que ce n'était qu'en cas d'accident gravissime, où la vie du patient était directement menacée, qu'on s'occupait de ce genre de détails après le soin.

    Mais passons, Sarah nota diligemment le nom de son patient sur le dossier qui lui était alloué, tout en attendant les réponses à ses questions. Mais visiblement, son patient n'était pas décidé à suivre les procédures. Une piqûre de Billywing ? Par Merlin, Sarah avait un doute sur la manière de soigner ces piqûres … En fait, elle était complètement décontenancée par la manière dont les choses avaient tourné.

    -Une piqûre de Billywing ? Comment vous êtes-vous fait ça ? C'est assez rare tout de même …

    Pendant qu'elle parlait, Sarah reprenait ses esprits et cherchait dans son cerveau, case « piqûre d'insecte » ce qu'elle devait lui administrer. Très vite, le nom de la pommade et de la potion nécessaire revint à l'esprit de la demoiselle. Un petit coup de baguette en l'air pour que tout cela arrive dans le box en question.

    Soudain, son patient fit une drôle de tête et se retrouva face aux spots de l'hôpital, la piqûre l'ayant fait décollé de son lit. Il n'avait sincèrement pas l'air bien. Sarah avait une idée bien précise de la manière de s'y prendre. La fiole et la pommade firent leur entrée dans la pièce tandis que la jeune médicomage s'adressait d'une voix douce au jeune homme :

    -Vous avez le contre-coup de la piqûre. Essayez de vous détendre et dîtes moi où est cette piqûre. Je vais vous mettre une pommade pour empêcher la propagation du venin puis vous aurez une potion à boire, afin de limiter, là encore, l'avancée du venin dans votre corps. D'ici une petite heure, vous irez bien mieux.

    Sarah se dirigea vers le lavabo afin de s'y laver longuement les mains, tandis que son patient lui répondait à propos de la localisation de la piqûre. Déjà, Sarah ouvrait le petit flacon contenant une pommade. Pour la potion, elle s'en occuperait plus tard : le plus important était de traiter localement.

    -Vous verrez, cela devrait vous apaiser tout de suite. La pommade est très efficace, habituellement, pour ce genre de cas.


    Certes, la jeune fille n'avait pas traité des dizaines de cas de ce genre, mais cela ne l'empêchait pas de savoir comment cela marchait et que c'était infiniment efficace. Sarah sourit légèrement. Elle aimait son métier, même quand les patients étaient un peu difficiles. Elle se disait toujours qu'elle en rirait dans 10 ans, alors pourquoi pas tout de suite ?

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MessageSujet: Re: «Garder les pieds sur Terre ?»   Mer 5 Sep - 19:41

« Une piqûre de Billywing ? Comment vous êtes-vous fait ça ? C'est assez rare tout de même … » Son interlocutrice n'avait-elle pas comprise qu'Emrys voulait aller à l'essentiel. Il e savait d'ors et déjà, ses prochaines phrases seraient incisives et probablement mal prises mais il s'en fichait, suspendu en l'air comme si il n'y avait plus aucune gravité en ces lieux. Il ne prit donc pas la peine de répondre, conscient que son récit n'apporterait pas grand chose au soin qu'il allait recevoir et qui arrivait déjà par magie. Emrys était sur le point d'imploser tellement son impatience était manifeste mais rien n'y faisait, la médicomage restait impassible aux mauvaises manières du jeune français – ce qui avait le don de l'énerver davantage encore.

« Vous avez le contre-coup de la piqûre. Essayez de vous détendre et dîtes moi où est cette piqûre. Je vais vous mettre une pommade pour empêcher la propagation du venin puis vous aurez une potion à boire, afin de limiter, là encore, l'avancée du venin dans votre corps. D'ici une petite heure, vous irez bien mieux. » Une petite heure... tel était ce que le patient avait retenu, ne se pré-occupant pas des détails formulés juste avant dans la foulée. Emrys ne savait pas encore comment il allait faire pour tenir, cela semblait interminable. D'un geste à pein visible et nonchalant de la tête, Emrys profita que son interlocutrice daigna enfin le regarder pour lui indiquer l'endroit à traiter, qui était en l’occurrence le coude droit. La piqûre était pareille à celle d'un moustique, sauf qu'elle ne présentait pas les mêmes désagréments. Emrys ne pipait mot, pour autant, il espérait bien que Sarah – son nom lui revint soudain – ait remarqué qu'il ne pouvait perdre de l'altitude de lui-même. Il se dit alors qu'elle n'avait pas pris la peine de se mettre à la place de son patient, et de penser à l'humiliation qu'il était de vivre. Emrys était ainsi, à critiquer le système mais, il savait très bien qu'il avait tort et que le métier que celle-ci exerçait était probablement l'un de plus dignes et qu'il demandait certes, un peu d'abstraction. Enfin, il ne se l'avouait pas consciemment. La jeune femme avait l'air sûre d'elle, et effectuait des mouvements tous plus adroitement que les autres. Elle dégageait un certain charme, qui apportait probablement un peu de chaleur dans le lieu froid qu'était l'hôpital. Emrys n'y venait que très rarement, il savait désormais pourquoi : on sait quand on y rentre, on ne sait pas quand on en sort.

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MessageSujet: Re: «Garder les pieds sur Terre ?»   Sam 8 Sep - 12:07




    Impassible et calme. Deux adjectifs qui n'allaient absolument pas comme un gant à la jeune médicomage Sarah Andrews. C'était même plutôt tout le contraire: elle était vive, enjouée, pleine de charme, d'entrain. Voire un peu boute en train. Pourtant, au travail, la jeune femme faisait de son mieux pour ne pas se laisser dépasser par ses émotions, ce qui aurait été particulièrement stupide. Surtout face aux patients qui bien souvent étaient tout simplement incapables de se retenir: que ce soit par la colère, le chagrin, les larmes, les cris, ils avaient toujours leur propre manière d'évacuer la frustration d'être dans ce lieu un peu particulier.

    Plus que de les soigner, le job de Sarah était également de les mettre dans les bonnes conditions pour qu'ils guérissent et retrouvent toutes leurs facultés. Et pour cela, rien de mieux qu'un sourire, qu'un bonjour enjoué, qu'une douce pression de la main sur le bras. Sarah savait tout cela pertinemment et essayait donc de mettre un point d'honneur à ne pas réagir aux changements d'humeur des personnes qu'elle soignait.

    C'était le cas, encore aujourd'hui, avec ce jeune homme et sa piqûre assez rare. Visiblement, il faisait tout pour rendre Sarah agacée. Mais il n'y parviendrait pas. Grâce à l'équilibre qu'elle avait depuis son arrivée à l'hôpital, la jeune femme prenait beaucoup de recul. Son job, c'était soigner et mettre en confiance. Et elle restait sur cela. Pas la peine de chercher midi à quatorze heures, cela suffisait amplement.

    Le coude droit. Sarah s'appliquait à soigner son patient. Comme elle lui avait dit, les effets diminueraient au bout d'une bonne heure et il serait, en théorie, du moins, hors de danger. La médecine moldue et la médecine sorcière étaient assez différentes, mais il y avait tout de même des similitudes. Notamment dans le contact avec le patient. Cependant, il était très rare dans un hôpital moldu de voir un patient collé contre le mur. Bien. Il allait falloir le faire redescendre. Mais comment ? La jeune femme chercha au plus profond de sa mémoire son cours sur les piqûres d'anomaux magiques … Et, victoire. Un sortilège lui revint en mémoire. Bien. Levant sa baguette, Sarah lança un sort informulé qui était censé faire atterrir son patient sur la banquette. Plus ou moins délicatement. Un médecin plus expérimenté aurait sans doute pu faire cela tout doucement, malheureusement, le patient de Sarah, lui, atterrit plutôt brutalement sur la banquette. Légèrement rougissante, la jeune femme s'excusa. « Je suis désolée, je n'avais pas expérimenté ce sort de non altitude depuis des années ... ».

    Ceci dit, il fallait désormais s'attaquer au coude droit. Sans attendre, Sarah fit pénétrer lentement la pommade dans le coude du patient. Cela prit bien une ou deux minutes avant qu'il ne reste rien de cette pommade légèrement violette à l'odeur nauséabonde. La jeune femme s'empressa de se laver les mains avant de tendre au patient la potion qu'il devait boire pour finaliser la guérison. « Je vais vous demander de boire cela, s'il-vous-plaît … Ce sera la dernière étape ». Si tout allait bien, évidemment. Et en médecine magique, on n'en ait jamais sûre à 100% … Comme chez les moldus.

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